L’épuisement des réseaux
« Plus personne ne lit les blogs ! Les gens sont sur les réseaux maintenant. »
C’est une remarque qu’on m’a souvent faite. Et je crois bien que moi aussi je l’ai déjà formulée ! Pourtant, à l’heure des fils qui défilent trop vite, j’ai choisi de revenir à un espace simple : mon blog. Pas pour faire “comme avant”, mais pour mieux respirer.
J’ai longtemps mis mon énergie sur Instagram, avec des périodes très intenses. Sauf que le jeu de l’algorithme est sans fin : formats à optimiser, sons à la mode, rythme à tenir… À force, j’ai senti l’essoufflement. Satisfaire l’algorithme, c’est un travail colossal ! Publier devenait une contrainte plutôt qu’un partage.
Et puis une question me trottait dans la tête : tout ce que je poste sur les réseaux sociaux, au final, est-ce que j’en suis vraiment maître ? J’ai beau avoir un compte Insta depuis plus de cinq ans, si demain la plateforme ferme pour n’importe quelle raison, je perds tout : mon travail, mon investissement et les heures passées dessus.
J’ai fini par constater que ma communication dépendait d’une plateforme qui décidait de la visibilité de mes contenus, de leur organisation et de leur durée de vie. Instagram peut changer les règles du jour au lendemain ou simplement ne plus montrer mon travail à celles et ceux qui me suivent.
J’ai repris les rênes
J’ai réinvesti mon blog, je l’ai enrichi et j’en suis très contente ! Depuis quelques mois, j’écris régulièrement des articles, à mon rythme et en fonction de mes envies. Je peux approfondir une cueillette, raconter une distillation, partager une réflexion sans me plier aux règles de l’algorithme. Je suis libre d’y écrire ce que je souhaite et de partager ce que j’aime, de modifier à ma guise, dans le format que je désire, sans avoir à m’adapter. Sur mon blog, pas de censure, pas de règles mouvantes : juste des mots, des images et l’espace qu’il faut.
Autre avantage : je suis propriétaire de mon nom de domaine. Si mon prestataire ferme, je peux migrer vers un autre hébergeur. Mes contenus restent accessibles, classés et retrouvables.
Une mémoire de mon parcours
Mon blog est devenu un journal. Article après article, il trace un fil : mes coulisses, mes coups de cœur, mes découvertes dans le monde végétal et aussi mes doutes. Une personne qui souhaite découvrir Iris On The Road peut remonter le temps, voir les étapes, les saisons, les essais. Les réseaux gardent rarement cette continuité.
Alors que les réseaux sociaux sont bruyants (musique automatique, voix off à toute vitesse, publicités omniprésentes…), sur mon Journal, le temps ralentit. On lit, on regarde, on respire. Et c’est très bien comme ça.
J’ai vraiment l’impression d’avoir repris possession de mon espace. Je publie ce qui a du sens pour moi et je crée une archive vivante de mon travail. C’est un endroit sans bousculade où l’on peut vraiment rencontrer mon univers.
Je vais continuer à poster sur Instagram (car ça reste un formidable outil de partage), mais d’une autre manière, à mon rythme, en écoutant davantage mes envies et en suivant mes coups de cœur. En attendant les actus d’Iris On The Road sont présentées ici.

En savoir plus sur l’artisanat floral
Voici quelques liens pour découvrir les coulisses d’Iris On The Road :
🌿Travailler à mon rythme est l’un des points positifs de mon activité. Je vous conseille ce billet : L’art de faire moins pour travailler mieux
🌿Pour connaître ce qui m’anime : je vous conseille cet article : Je suis une paysanne… sans terre !
🌿 Iris on the Road est localisée dans le Morbihan, entre terre et mer. L’atelier végétal n’est pas ouvert au public mais il est possible de découvrir les créations sur la boutique en ligne et vous pouvez aussi jeter un œil à ce fameux compte Instagram qui n’est plus alimenté (pour l’instant) mais qui a le mérite de présenter mon travail
🌿 Et d’ailleurs, si vous vous demandez d’où vient le nom Iris On The Road ? Voici une brève explication

