Travailler avec le vivant – Partie 1

Travailler avec le vivant c’est ralentir, composer avec la météo, s’aligner aux saisons, suivre son énergie : depuis que je travaille avec les plantes, mon quotidien s’est transformé. Voici ce que cela change, très concrètement.

Avant les fleurs, il y a eu d’autres métiers, un rythme plus rapide, une vie plus cadrée. Puis il y a eu une nécessaire zone de floue pendant laquelle j’ai exploré. J’ai dit oui à des stages, des formations, des rencontres inattendues. 🎉Et c’est lors d’un séjour en woofing, dans une ferme de plantes aromatiques et médicinales, que j’ai compris : le végétal, c’est chez moi. À partir de là, la direction s’est dessinée naturellement, j’ai pû me lancer dans la création d’Iris On The Road avec confiance et à mon rythme.

Car depuis que je travaille avec les fleurs, j’ai vraiment ralenti ! Ou plutôt, le végétal impose un autre tempo. Il faut attendre que la saison s’ouvre, que le soleil revienne, que la pluie s’arrête. On ne cueille pas sous une averse, on ne travaille pas dehors par 35°C. Il y a le temps de la cueillette, celui du séchage, celui de l’inspiration, et enfin celui de la création des couronnes, des bouquets et des accessoires. Tout est étalé dans le temps, comme une respiration longue.
Les saisons rythment aussi mes productions : en fin d’année, c’est le temps des couronnes de Noël, au printemps, je m’attèle à la création des “minus” (les mini-bouquets de fleurs séchées pour les mariages). Et dès que la météo le permet, je travaille dehors : sur la terrasse, dans le jardin, en lien direct avec ce que je crée.

Suivre mon rythme, quel luxe !

Ce nouveau rapport au temps m’a permis de mieux m’écouter. Si je suis fatiguée, je peux m’accorder une sieste. Si je manque d’inspiration, je fais autre chose : la mise à jour du site web, l’administratif, un rangement d’atelier… Et parfois, j’inverse les horaires : je garde la lumière du jour pour être dehors et je fais mes mails le soir. Toujours active, mais autrement. Plus en lien avec mon énergie réelle qu’avec un horaire imposé.

Je vis aussi avec un autre équilibre : j’ai une activité en communication à côté, qui me permet de maintenir un socle économique stable. L’été, je suis davantage dans les fleurs ; l’hiver, je retourne aux mots. Cette alternance saisonnière me convient, elle me laisse de l’espace pour souffler et pour écouter ce que chaque période appelle.
Côté numérique, j’ai là aussi lâché prise ! Pendant un temps, j’ai voulu jouer le jeu à fond, avec des publications quotidiennes sur Instagram. Mais à un moment, j’ai arrêté. Et rien de grave ne s’est passé. Je poste quand l’élan est là, quand c’est juste. Le vivant m’apprend aussi ça : la régularité, oui, mais jamais au détriment du sens.

👉La suite arrive bientôt, avec un autre versant de ce quotidien végétal : « Travailler avec le vivant – Partie 2 » ou comment s’adapter au climat, gérer l’imprévu, apprendre à faire avec (et pas contre) les forces du vivant.🤗

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