Plus écolo les fleurs séchées ? Oui, sous certaines conditions

Fleur séchée

Le marché de la fleur, un business pas vraiment écolo

Un brin poétiques, légèrement surannées, les fleurs séchées reviennent sur le devant de la scène. Elles sont notamment plébiscitées pour leur aspect durable et écologique : un bouquet de fleurs séchées peut durer plusieurs années et n’a pas besoin d’eau.

Mais pour une vraie démarche environnementale, il convient de s’interroger sur la provenance des fleurs et la manière dont elles ont été traitées et récoltée. Car comme vous le savez sûrement, le marché de la fleur coupée est l’un des plus polluants ! Environ 85 % des fleurs vendues en France sont importées, principalement du Kenya, d’Éthiopie ou d’Équateur (source : Val’hor / Le Monde). Ces cultures nécessitent une consommation d’eau énorme : à titre d’exemple, la production d’un seul bouquet de 12 roses peut consommer jusqu’à 60 litres d’eau.

Et ce n’est pas tout : la plupart sont cultivées sous serres chauffées, avec des pesticides parfois interdits dans l’UE, puis transportées par avion, ce qui génère une empreinte carbone conséquente. Selon l’ADEME, une rose importée peut émettre jusqu’à 1,4 kg de CO₂, soit l’équivalent de 5 km parcourus en voiture.

Il y a aussi les aspects sociaux et sanitaires : les professionnels sont souvent sous payés et exposés à des produits chimiques. Les terres agricoles sont utilisées pour la production de fleurs destinées à l’exportation, au lieu d’être utilisées pour des cultures vivrières.

Le choix de fleurs locales et de saison

Heureusement il existe des solutions permettant d’offrir des fleurs sans que cela soit dommageable à l’environnement ou aux populations. Afin de continuer à décorer nos maisons tout en respectant l’environnement, les fleurs séchées locales semblent être une bonne alternative.

L’idée est de s’assurer de la traçabilité des fleurs que vous achetez : comment ont-elles été cultivées ? Ont-elles été traitées avec des produits chimiques ? Ont-elles voyagé à l’autre bout du monde ? Les labels français comme Plante Bleue, Label Rouge ou la Charte Qualité Fleurs sont de bons repères, même si l’usage de produits phytosanitaires y reste autorisé.

Vous pouvez aussi choisir de pratiquer la cueillette pour sécher votre récolte. Certaines variétés comme l’immortelle, le statice, la monnaie du pape ou le blé se prêtent très bien au séchage naturel.

Le Collectif de la Fleur Française propose un annuaire des professionnels engagés dans une production locale, artisanale et responsable. Ces horticulteurs, encore minoritaires en France, ont besoin de soutien pour faire émerger une filière florale plus durable.

Fleurs responsables et Slow Flower

Pour celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur le mouvement Slow Flower, voici quelques liens :
🌿Cet article présente le mouvement Slow Flower, cher à mon cœur
🌿A découvrir : le Manifeste du Collectif de la Fleur Française
🌿A lire : Les fleuristes, victimes ignorées des pesticides : « Si l’on m’avait mise en garde, ma fille serait encore là »
🌿Pour des données chiffrées : Indication of origin on French floriculture products

En savoir plus sur mon activité

🌿Mon activité repose sur la cueillette sauvage que je tente de pratiquer avec le plus d’éthique possible, en m’inspirant des valeurs de la paysannerie. Je vous invite à lire cet article pour en savoir plus : Je suis une paysanne… sans terre !
🌿A lire : Une cueillette de plantes sauvages ne se fait pas à la sauvage
🌿Ici quelques astuces : Comment faire sécher ses fleurs (sans se rater)
🌿 Iris on the Road est localisée dans le Morbihan, entre terre et mer. L’atelier n’est pas ouvert au public mais il est possible de découvrir les créations sur la boutique en ligne et sur Instagram : @iris.on.the.road

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